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Flux Merchant Center : les erreurs qui coûtent des ventes

Par Trang Tailliez · publié le · 10 min de lecture

En bref

Les erreurs Merchant Center qui coûtent le plus viennent le plus souvent d’un écart entre le flux et le site : prix, disponibilité, identifiants, images, livraison ou informations sur l’entreprise. On les trouve dans Produits, onglet « Attention requise ». On corrige à la source, on renvoie les données, puis Google réexplore généralement sous 24 à 48 heures.

Un produit refusé dans Merchant Center ne fait pas de bruit. Il disparaît des annonces Shopping, et la campagne continue avec ce qui reste. Avant d’accuser les enchères, il faut vérifier que le flux dit la même chose que le site.

Voici les erreurs que je rencontre le plus souvent et comment les corriger. Si vous démarrez sur Shopping, commencez par le guide Google Shopping pour e-commerçants.

Où voir les erreurs dans Merchant Center ?

Dans « Produits », onglet « Attention requise ». Google y liste les produits refusés ou en avertissement, avec le problème en cause et un bouton pour corriger.

Les problèmes qui touchent tout le compte s’affichent dans une bannière en haut de Merchant Center, avec « Examiner et corriger ». Deux niveaux de gravité :

  • un refus : le produit ne s’affiche plus ;
  • un avertissement : le produit reste visible, mais ses performances peuvent être limitées, et il peut finir refusé si rien n’est fait.

Je regarde toujours d’abord les produits qui vendent. Cinquante refus sur des fins de série pèsent moins qu’un best-seller bloqué.

Que faire quand le prix du flux ne correspond pas à la page produit ?

Aligner le prix du flux sur celui de la page, puis laisser Google réexplorer. Le problème s’appelle « Prix du produit incohérent » : Googlebot compare l’attribut price au prix de la page de destination et des données structurées.

Les causes citées par Google :

  • le site et le flux ne se mettent pas à jour au même moment ;
  • un balisage de données structurées faux ou ancien ;
  • un prix soldé mal daté, avec un sale_price_effective_date ou un fuseau horaire erroné ;
  • un prix ajouté en JavaScript après le chargement. Googlebot lit le HTML renvoyé par le serveur, et le prix doit y figurer.

On corrige produit par produit avec « Modifier le produit », ou par lot avec le fichier CSV des produits concernés. Ensuite, une demande d’examen accélère la réapprobation. Google indique jusqu’à 12 heures, pendant lesquelles on ne peut pas en envoyer une autre.

Comment corriger une disponibilité incohérente ?

En affichant le même statut partout : flux, page produit, page de paiement et données structurées. Le libellé Google est long, « Disponibilité inexacte en raison d’incohérences entre le flux et la page de destination », mais la cause est souvent simple.

Les cas que je vois le plus :

  • un produit en rupture toujours déclaré in_stock ;
  • une précommande déclarée en stock, alors qu’il faut preorder avec une date visible sur la page ;
  • une page qui présélectionne une autre variante que celle du flux.

Pour retirer un produit pendant une maintenance, Google recommande excluded_destination plutôt qu’un passage en rupture.

Les mises à jour automatiques des articles suffisent-elles ?

Non. Elles corrigent des écarts ponctuels sur une petite partie du catalogue, pas un flux mal synchronisé. Google précise qu’elles ne remplacent pas la mise à jour régulière des données.

Google lit les données structurées de vos pages et met à jour le prix, le prix soldé, la disponibilité ou l’état. Si le flux indique 4 € et la page 3 €, l’annonce affiche 3 €. Ces automatisations sont activées par défaut, dans « Produits », onglet « Automatisations ».

Leurs limites :

  • elles peuvent échouer si le prix ou le stock change plus d’une fois par jour ;
  • en cas d’incohérence, le produit peut être refusé au lieu d’être mis à jour ;
  • avec plusieurs prix barrés sur la page, Google conseille de ne pas activer la mise à jour automatique des prix.

Pourquoi Google signale-t-il un GTIN incorrect ou manquant ?

Parce que le code ne correspond pas au produit, ou parce qu’il n’y en a pas. « Code GTIN incorrect » veut souvent dire que le GTIN d’un autre produit a été saisi sur la mauvaise ligne.

On utilise uniquement le GTIN du fabricant, en général imprimé sur l’emballage. On n’en invente jamais. Sans GTIN, Google demande la référence fabricant (mpn) avec la marque (brand). Pour un produit unique ou vintage, on renseigne identifier_exists à « false ».

C’est un chantier à ne pas repousser : des identifiants absents ne bloquent pas toujours le produit, mais ils peuvent limiter sa diffusion.

Quelles images Merchant Center refuse-t-il ?

Celles qui ne montrent pas clairement le produit, ou qui ajoutent quelque chose par-dessus. L’erreur « Image générique d’espace réservé » vise les logos et les visuels « Aucune image disponible ».

Pour image_link, Google interdit notamment les superpositions promotionnelles, les prix sur l’image, les filigranes, les bordures et les logos ajoutés. Il exigera au moins 500 x 500 pixels à partir du 31 janvier 2027 et recommande environ 1 500 x 1 500.

Deux conseils :

  • l’option « Amélioration des images », onglet « Automatisations », tente de retirer texte et filigranes. Elle est désactivée par défaut ;
  • pour remplacer une image, changez son URL. Garder la même adresse ralentit la mise à jour.

Que vérifier quand le compte est signalé pour déclarations trompeuses ?

Votre site, avant de demander un examen. La règle « Déclarations trompeuses ou déceptives » vise les marchands qui cachent des informations utiles ou présentent mal leur entreprise. Dans les cas graves, Google suspend le compte sans avertissement.

Google demande de vérifier :

  1. Raison sociale, adresse, téléphone et e-mail identiques sur le site et dans Merchant Center.
  2. Des liens clairs vers les conditions de livraison, de remboursement et de confidentialité. Si vous refusez les retours, le site doit le dire.
  3. Un site qui fonctionne : pas de texte d’exemple ni de lien cassé, un paiement qui marche, du HTTPS.

Google annonce en général trois à sept jours ouvrés pour l’examen d’un compte. Un examen défavorable peut allonger l’attente avant le suivant : n’envoyez rien trop tôt.

Comment régler les frais de port et les conditions de retour ?

Dans « Produits et magasin », puis « Livraison et retours ». L’erreur « Frais de port manquants » empêche certains produits d’apparaître tant qu’aucun tarif n’est défini.

Le plus simple est une règle pour tout le compte : onglet « Conditions de livraison », puis « Ajouter des conditions de livraison ». Pour les exceptions, l’attribut shipping du flux prend le relais. Les retours se règlent au même endroit, onglet « Conditions de retour ». Comptez 24 à 72 heures avant la prise en compte.

Que faire en cas de non-respect des règles Shopping ?

Lire quelle règle est en cause, car toutes ne se corrigent pas. Google distingue les contenus interdits, comme les contrefaçons, les pratiques interdites, les contenus soumis à restrictions, comme l’alcool, et les exigences sur le site.

Un produit interdit se retire du flux. Pour un contenu soumis à restrictions, on vérifie les conditions du pays ciblé. Si le refus vous semble injustifié, Google prévoit un appel.

Le tableau des erreurs les plus fréquentes

ErreurCause habituelleCorrection
Prix du produit incohérentFlux mis à jour moins souvent que le site, prix en JavaScript, dates de solde faussesAligner price, corriger le balisage, importer plus souvent
Disponibilité inexacteRupture ou précommande non reportée dans le fluxMettre à jour availability (out_of_stock, preorder, backorder)
Code GTIN incorrectGTIN d’un autre produitReprendre le GTIN du fabricant
Identifiants manquantsNi GTIN, ni mpn avec brandAjouter les codes, ou identifier_exists à false pour un produit unique
Image générique d’espace réservéLogo ou visuel « Aucune image disponible »Vraie photo du produit, sous une nouvelle URL
Superposition promotionnelleTexte, prix ou filigrane sur l’imageImage propre, ou « Amélioration des images »
Frais de port manquantsAucune condition de livraison définieConditions de livraison du compte ou attribut shipping
Déclarations trompeusesCoordonnées ou conditions absentes, site incompletAudit du site, puis demande d’examen

Combien de temps prend l’examen d’un produit ?

Pour un premier examen Shopping, Google indique jusqu’à trois à cinq jours ouvrés. Après une correction, la nouvelle exploration prend généralement 24 à 48 heures.

La liste « Attention requise » peut mettre 24 à 72 heures à se mettre à jour. Si l’erreur est encore là le lendemain, je vérifie la page produit et la date du dernier import avant de refaire quoi que ce soit.

Quelle routine hebdomadaire pour garder un flux propre ?

Une vingtaine de minutes par semaine suffit en général. Voici ma routine :

  1. Ouvrir « Attention requise » et traiter les meilleures ventes en premier.
  2. Comparer le nombre de produits approuvés à celui de la semaine précédente. Une chute brutale signale souvent un import cassé.
  3. Ouvrir deux ou trois pages produit et comparer prix, stock et image avec le flux.
  4. Avant une promotion, contrôler sale_price_effective_date.

Pour repérer vite les produits qui comptent, je les marque avec les étiquettes personnalisées, de custom_label_0 à custom_label_4, avec 1 000 valeurs uniques au maximum par étiquette. C’est aussi la base du pilotage par marge décrit sur la page acquisition e-commerce.

Questions fréquentes

Un produit refusé me coûte-t-il de l’argent ?

Pas en clics, puisqu’il ne s’affiche plus. Il coûte en ventes : si c’est un best-seller, le budget part sur des produits qui convertissent moins bien.

Faut-il désactiver les mises à jour automatiques ?

En général, non. Je les laisse comme filet de sécurité. L’exception documentée par Google : une page avec plusieurs prix barrés.

Pourquoi l’erreur revient-elle après correction ?

Parce que la correction a été faite dans Merchant Center et pas dans la boutique. Au prochain import, la boutique renvoie l’ancienne valeur. Je corrige toujours à la source.

Faut-il corriger tous les avertissements ?

Oui, mais pas tous en même temps. Un avertissement laissé de côté peut devenir un refus. Je commence par les produits qui vendent, puis je traite le reste par lots.

Sources

Des produits refusés que vous n’arrivez pas à faire revenir, ou un flux à faire relire avant les fêtes ? Parlons de votre boutique.

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